samedi 22 août 2009
Bonjour !
"Souvenirs d'été", tel est le thème de notre "Mardi d'Ailleurs" du mardi 01 septembre 2009.
Venez partagez ces souvenirs avec nous, nous faire rire, nous émouvoir, nous surprendre .... et passez un bon moment autour d'un verre, en compagnie de Anna - Rita, Slimane et Gérard, vos gentils organisateurs.
N'hésitez pas à diffuser l'affiche ci-dessous, et lisez et faites lire le "Tam-Tam" n° 12, que vous trouverez en dessous de l'affiche.
A mardi !
Anna Rita & Gérard.
« Les Mardis d’Ailleurs »
(mardisdailleurs.canalblog.com/)
Contact : « gerard.courtecuisse@laposte.net »
Tous les premiers mardis du mois :
Soirées poétiques et littéraires,
Avec, selon les participants : poésie, slam, chansons, humour…
Le plaisir de lire ses textes ou des textes que vous souhaitez partager, raconter une histoire, écouter… Ambiance sympa, conviviale, sans prise de tête…
Café - brasserie le VINCI
70, rue de l’Hôpital Militaire
à LILLE
Le mardi 01 septembre 2009
Le thème du jour : « Souvenirs d’été! »
Venez à partir de 20h30 si vous voulez une place assise !
( début des lectures ou interprétations 21h00 précises ! )
“Tam -Tam“ Petit flyer destiné aux spectateurs des « Mardis d’Ailleurs » : Café - Restaurant « Le VINCI » 70 rue de l’Hôpital Militaire à LILLE . “Tam -Tam“ n° 12 Du « Mardi d’Ailleurs » du 01 septembre 2009 . « mardisdailleurs.canalblog.com/ » Contact rédactionnel : gerard.courtecuisse @laposte.net, mob : 06 81 98 89 71. Animation des « Mardis » Anna-Rita Dascenzo et Gérard Courtecuisse. « La femme qui tombe à pic ! » : Anna Rita Dascenzo prend la succession de Babeth !
Le départ d’Elizabeth Saint Michel m’avait beaucoup désolé et son remplacement bien embarrassé, quand Anna Rita nous a rendu visite lors du « Mardi» du 07 juillet. Elle s’est d’emblée proposée à relever le défi. Nous
nous sommes revus avec Babeth, laquelle lui a transmis les secrets du
blog et du mailing. Ainsi, une nouvelle étape est en train de se
franchir dans la longue vie des « Mardis de la Treille » puis des
« Mardis d’Ailleurs ». Anna
Rita nous fera profiter de son sens de la communication, de ses
connaissances du monde littéraire lillois, de son sens de l’accueil et
de l’écoute prodigué à tout un chacun. Le « Tam -Tam » s’écrira désormais à 4 mains ; parions qu’il y gagnera en originalité ! Encore merci à Babeth pour tout ce qu’elle a fait pour nous, nous la reverrons toujours avec grand plaisir. « Filigrane » déménage ! (http://www.filigrane-atelier-ecriture.fr) L’Atelier d’Ecriture « Filigrane » quitte Villeneuve d’Ascq pour s’installer dans les murs du « Café Citoyen » 07 place du Vieux Marché aux Chevaux. Sa
Présidente, Elizabeth Saint Michel, nous est bien connue ; plusieurs
adhérents de son atelier participent activement à nos soirées. Quelques Dates : Vendredi 18 septembre, Vendredi 30 octobre et Vendredi 04 décembre. « L’Autre éditions » est fière de vous présenter son premier roman ! www.lautre-editions.com
Une
maison d’édition pas comme les autres ( indépendance et différence !)
vous propose depuis le 15 juin de partir à la rencontre de l’Âme noire
avec son premier roman « L’Eclat du diamant », polar « sociétal ».www.leclatdudiamant.fr . Cet ouvrage écrit par John Marcus vous fera découvrir une enquête du Commissaire Delajoie. « Ce
roman est un policier vraiment noir, qui utilise avec élégance les
rouages classiques des vrais bons polars. C’est aussi, l’air de rien,
une critique acerbe et colorée de notre société moderne où règnent sans
vergogne consumérisme et ordre médiatique » signé : Y. Azoulay. En vente au prix de lancement de 11€09 jusqu’au 31/12/09. (A compter du 01/01/10 : 16€83). “Tam –Tam n° 12“ Du « Mardi d’Ailleurs » 01 septembre 2009. Samedi 26 septembre :2 ième « Salon du Polar » de Templemars.
La Ville
de Templemars organise son deuxième « Salon du Polar » dans la
continuité de ce qui a fait la réussite du premier salon en 2008. La
rencontre d’une vrai littérature portée par le dynamisme des ch’tis
dans une région où les lecteurs sont friands des romans noirs et les
auteurs prolifiques, dont Jean Marc Demetz. Jean Marc, avec son roman « Les 7 prières de Lille » ou « Wagadou » que les motards apprécieront particulièrement, nous ouvre les portes d’un monde original que nous vous invitons à découvrir. Infos : http://jeanmarcdemetz.canalblog.com. Un
« Mardi » spécial polar est à l’étude, mais ce diable d’homme nous fera
peut-être le plaisir de lire l’un de ses poèmes lors d’une prochaine
soirée, car écrire des polars n’exclut pas d’écrire de la poésie ! Du « Slam » au « Café Livres » ! Samedi 19 septembre, à partir de 19.30, soirée SLAM, animée par Phidel et ses potes. Le
Café Livre d’Agnès confirme sa vocation littéraire. Le cadre est très
agréable et les intervenants sont des slameurs confirmés, de quoi se
régaler ! Café Livres 35 rue des Bouchers 59 800 LILLE. Tel : 03 20 78 17 56. www.lecafelivres.fr « The Reader » Un film à voir absolument ! « Film américain et allemand de Stephen Daldry – Durée 2h03 Allemagne de l'Ouest, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. .Un
adolescent, Michael Berg, fait par hasard la connaissance de Hanna, une
femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Commence alors une
liaison secrète et passionnelle. Pendant plusieurs mois, Michael
rejoint Hanna chez elle tous les jours, et l'un de leurs jeux consiste
à ce qu'il lui fasse la lecture. Il découvre peu à peu le plaisir
qu'elle éprouve lors de ce rituel tandis qu'il lui lit L'Odyssée,
Huckleberry Finn et La Dame au petit chien » Cette présentation copiée - collée sur le site du cinéma Le Majestic, rue de Béthune à Lille, ne
met pas en valeur la qualité des acteurs, la délicatesse des scènes, le
suspens et les questions intelligemment soulevées. L’histoire vient du
best-seller international de l’Allemand Bernhard Schlink publié en 1995. Les acteurs sont Kate Winslet, (surprenante) Ralph Fiennes, le jeune David Kross (prometteur) Bruno Ganz, Lena Olin etc… Pour vous en rendre compte, allez le voir, c’est un film à ne pas manquer ! Il vit ses dernières semaines à l’affiche au « Majestic » rénové, (comme son jumeau le Métropole). Voilà
pour le « TAM-TAM » n°12 . Vous avez des infos à communiquer, des
choses sympas, utiles aux autres : publications, spectacles, livres,
films, etc. partagez ! contactez –nous : « anna-rita.dascenzo@laposte.net» et « gerard.courtecuisse@laposte.net » Le « Tam - Tam » n° 13 sortira pour le mardi 06 octobre 2009 A bientôt ! « Invitez vos amis ! »
thème de juillet : larguez les amarres
Extrait de « Méandres »
Recueil de Poèmes, Poésies et Textes Poétiques
Gérard COURTECUISSE
« Rêveur au long cours »
Lille, le mardi 17 juin 2009.
« Larguez les amarres. »
Je prendrais bien…
Un livre
Un air de chanson
Du vin qui enivre
Un vieux pantalon
Mon gros pull marine
Comment sera le temps ?
Des recettes de cuisine
La photo des enfants
Je largue les amarres
Je vais prendre mon temps
M’inventer des histoires
Vivre comme un fainéant !
Un temps de liberté
Je fourre tout dans mon sac
Je le jette sur le quai
Estime le ressac.
Il n’y a qu’un pas
Je ne ferai qu’un saut
Un saut pour tout quitter
Seul maître sur mon bateau.
Je largue les amarres
Profiter de l’été
Elle est belle et sans fard
Ma nouvelle Liberté !
« Une porte claque » Gérard COURTECUISSE Dimanche 17 février 2008 1 Une
porte claque, les murs tremblent, les cadres dansent la java… l’un
d’eux tombe et le son cristallin du verre apporte la touche finale. Que s’est-il passé ? Pourquoi est-il parti ? « il », car le pas lourd sur le gravier ne peut qu’appartenir à un homme en colère. Pourquoi en colère ? D’habitude
la rue est calme… les maisons se soutiennent les unes les autres, comme
les habitants, proches, tout le monde se connaît, mais distants, le
chacun pour soi étant de mode. D’où
je suis, j’observe… Les vas et viens de ce quartier. A 06.37 Monsieur
VASSEUR fait démarrer son diesel, à 06.43, il part, merci Monsieur
VASSEUR pour cette sonate ponctuelle quotidienne… Mais vous n’êtes pas le premier ! En effet, le chauffeur de la presse parisienne dépose dans la boite aux lettres des LECLERC leur journal « Le Monde » à 05.52... Allez dormir après çà ! Je
vous passe les départs en couple, les jeunes en mobylette, les
poubelles sorties tôt le matin, avec en prime les bouteilles de la
veille qui pourraient attendre, mais qui n’attendent pas… Tout çà ne me dit pas pourquoi « il » a claqué la porte… Vous
allez dire « mais vous devriez le savoir puisque vous êtes tout proche
! », ce serait trop facile ! Je suis proche, mais pas assez, j’ai l’ouie très fine…mais il m’est difficile d’évaluer la distance. Quelle heure était - il déjà ? D’habitude, l’heure je m’en fous !, mais dans le cas présent, çà pourrait aider… Je
dirai… entre l’heure « LECLERC« et l‘heure « VASSEUR »,… donc une
heure où il y a personne dans la rue, trop tard pour « LECLERC », trop
tôt pour « VASSEUR »… Un peu de méthode… La
maison la plus proche est celle des VERBECKE, monsieur est parti avec
un peu de retard… mais calmement, c’est un artisan, il est son propre
patron, quelques minutes de retard ne portent pas à conséquence, il
n’avait donc pas de raison d’être énervé comme l’autre ostrogoth… La suivante, celle des LEMAIRE. Monsieur LEMAIRE est « home - based » formule
anglo - saxonne pour dire qu’ il travaille à la maison, il a la liberté
de commencer quand il veut… même s’il ne sait plus où il est, à la
maison ou au boulot ! La
troisième, à gauche, est vide… en indivision. Des herbes poussent dans
les chéneaux, la peinture des fenêtres s’écaillent… bref, rien à voir
avec « notre homme ». Mais
il y a la maison derrière ! Oui ! Derrière… ah là… c’est possible, la
maison de la Veuve… on ne l’appelle plus que comme çà, on en oublie son
nom ! Bon … allons faire un tour de ce coté là… 2. Soyons
discret… Je n’ai pas que des amis dans le quartier… La Reine DESSAUX
par exemple, la Reine des Connes oui ! Dès qu’elle me voit, elle
m’engueule… Je lui joue la scène numéro 4 du mépris… Tous les jours,
c’est lassant ! Revenons à la maison de la Veuve… Pour
une maison où il n’y a plus de mec, elle est bien tenue… Monsieur « La
Veuve » avait une bonne situation parait-il… double garage dans le
quartier, çà se remarque ! Un jardin de devant un peu plus grand, idem
pour l’arrière… de quoi faire des jaloux… La jalousie, une affaire qui
marche ! On jalouse le voisin et on achète « GALA » ou « POINT de VUE »
allez comprendre ! La
Veuve est … veuve, donc vit seule… (et plus longtemps que son mari
comme l’avez finement remarqué un ancien premier ministre !). Ben oui…
j’écoute la radio ou la télé, difficile d’y échapper quand on a l’ouie
fine… Si elle vit seule, pourquoi y aurait-t-il eu un homme chez elle ? Je vous vois venir… Veuve joyeuse ? Trop facile ! Quoique… Les gens sont compliqués ! Tout le monde en rêve et chacun critique celui qui le fait… Bon… elle est seule, et pourtant, il y avait un homme… et un homme en colère de bon matin… Moi le matin, j’aime pas qu’on me cherche… et vous ? Mais j’y pense ! Le pas lourd sur le gravier… il n’y a pas de gravier devant la porte de Madame Veuve ! Il va me falloir continuer mes recherches… peut-être de l’autre coté de la rue, car avec les échos les sons s’amusent à ricocher sur les murs en parpaings… allez retrouver leurs origines. Et pourquoi en colère ? Parce que la porte a été claquée ou s’est claquée avec violence ? Mais…
imaginons une femme lourde, très lourde, comme la Mère DELTOUR, c’est
pas un tour de taille, mais une taille de tour ! Je sais, c’est facile,
mais çà m’amuse ! Bon… réfléchissons… « César ! » « Céésaar ! » Ah… là, faut que je vous quitte… mon maître m’appelle ! Un chien policier, çà obéit ! Je
reprendrai l’enquête plus tard, mais avant… je laisserai bien une
petite virgule sur la pelouse de la Reine DESSAUX… demain, je lui
mordrais peut-être les fesses … un dessert en quelque sorte !
vendredi 20 mars 2009
« Extase ! »
Ah !... la naissance de vos seins
Que vous montrez enfin …
Pour que mon œil s’allume !
Ah !... la beauté des sommets
Et celles des vallées…
Par une nuit opportune !
Ah ! … Que ce bel univers
Met la tête à l’envers…
Sous un rayon de lune !
Gérard Courtecuisse
« Constat »
Elle avait un si joli dos
La Dame…
Un joli bas du dos
Qui attire le badaud
De Paname !
Un bas du dos
Qui attire, les écus,
Un bas du dos
Qui attire les cocus…
Petit tour sur le macadam,
La Dame a disparu…
Il ne reste que le badaud,
Que le badaud… cocu !
Extrait de « Méandres »
Recueil de Poèmes, Poésies et Textes Poétiques
Gérard COURTECUISSE
« Rêveur au long cours »
« L’Afghan »
Il y a chasse à l’homme
Au pays des droits de l’homme,
Il y a chasse à l’homme
Au pays des droits de l’homme…
Ils ont des chiens…
Un hélico,
Ces chiens aboient
Dans les bois
Où j’ai froid et peur,
Si peur…
Des cris,
Des flashes blancs
Qui me fixent,
Me scotchent
Me clouent…
Puis, tombent les coups…
Il y a chasse à l’homme
Au pays des droits de l’homme,
Il y a chasse à l’homme
Au pays des droits de l’homme…
Attrapé,
Attaché,
Emmené,
Moi qui ai si soif,
Si soif…
Je suis jeté,
Comme un paquet,
Sur un plancher,
Dans la nuit glacée.
Moteur d’avion ?
C’est un avion !
Il va décoller.
Dehors, j’entends crier…
Liberté, Egalité, Fraternité…
Que veulent dire ces mots ?
Mes lèvres ont le goût salé
De la terre du pays
Que je viens de quitter…
Moi qui ai si soif,
Si soif…
Il y a chasse à l’homme
Au pays des droits de l’homme,
Il y a chasse à l’homme
Au pays des droits de l’homme…
Sursaut,
Ils me saisissent,
Ils m’emportent,
Encore des cris,
Mais dans la langue de mon pays,
Comme çà me fait mal !
Encore plus mal !
Encore des coups,
Le sol est dur…
Et tout à coup : Pan !
Je suis à nouveau jeté
Dans une terre glacée,
Mais je ne sens plus rien,
On me recouvre de cette terre,
Ma terre,
Sans douceur,
Mais sans douleurs…
Et je me souviens…
Oh combien…
J’avais soif,
Si soif…
De Liberté !
Extrait de « Méandres »
Recueil de Poèmes, Poésies et Textes Poétiques
Gérard COURTECUISSE
« Rêveur au long cours »
vendredi 6 mars 2009
Dix ans, disette, sans une piécette
ô Rmi, à mon mari , j'en ris
jaune comme toutes ses pièces , arête
je m'étouffe tel un poison, quelle déraison
comme mon corps tremble telle
une feuille d'argent une nuit d'automne
je tombe, je vacille sous la faux du capital
et cela en un instant , plus rien, sans lendemain
ne me pleure pas , ne dépense pas ta tristesse
garde là pour cet huissier qui viendra te visiter telle une horloge si précise ,
et point exquise de régler nos comptes d'apothicaire, à l'envers
à l'endroit , sans foi ni loi, sans compter
Jérémy Debruyne
et telle une ouverture, sur un banc que
j'ai désiré , un pourcentage de mon
capital je me suis fourvoyé sans rien gagner
l'avare riche, l'avare triche
sans compter, sans se dépenser
tout est futile, tout brille
c'est son joyau , il n'est pas beau
la misère de son âme , une prison
cage doré, qui n'est qu' un pale reflet
de son palais , d'orient à l'occident
sur la route de la richesse il s'y perdra
pourquoi tant de convoitise , quelle hantise
quelle pauvreté de vouloir tant gagner
car au final seul sans personne sur qui compter
il arpente tel un fantôme sans des sous, déçu
son univers éphémère et immoral
l'avare riche, l'avare triche
et à trop vouloir gagner
il s'est perdu sur ce chemin
Jérémy Debruyne
lundi 8 décembre 2008
Lorsque les montagnes de Haute-Savoie
Dansent
Font une ronde
Autour de moi
Je vis dans leur paradis blanc
Habité par le froid
D’un hiver pur et vainqueur
Lorsque les montagnes de Haute-Savoie
S’harmonisent
Dans leurs cimes enneigées
Je sens que j’évolue
Comme dans la grandeur
D’une puissance ignorée
Et les humains lointains
Applaudissent une nature revigorée
Qui revigore une paix universelle
Et moi, trop près ou trop loin
J’escalade la beauté forte et fragile
D’un sommet
Visité par mes rêves éveillés
Lorsque les montagnes de Haute-Savoie
S’éloignent de ma destinée
Je souris à un frère
Amant des lois naturelles
Qu’il explore
Propulsé par ses records
Lorsque les montagnes de Haute-Savoie
Finissent d’accueillir
Une plaine amoindrie
Un fleuve tortueux mais ravi
Slalome alors
Dans un pays agité
Par le calme d’une furie
Lorsque les montagnes de Haute-Savoie
Dansent
Font une ronde
Autour de moi
Mes souvenirs me disent d’aller
Vers la troublante éternité
D’un éden tracé
Par la joie d’un guide
En mouvement vers sa liberté
Bruno Morello
mardi 21 octobre 2008
La flamme dans l’âtre
La galerie est à son image : généreuse et abondante. Elle coupe le rythme de la balade tranquille qui s’installe quand on passe d’une exposition à une autre dans une ville dédiée entièrement à l’Art et aux peintres. Elle met un terme au déjà vu, à l’impression d’être saturé de bords de mer, de phares et de pêcheurs capturés de l’aube au crépuscule. Même si là, à l’instant on est injuste, et que l’on a vu de très belles choses…
Ici les toiles chatoient, captivent, débordent de couleurs. Certaines accueillent en leur cœur une écriture fine, de petites phrases. La dame est là, assise derrière un bureau, juste à l’entrée de la grande salle. Elle veille sur l’harmonie dont elle s’est faite la gardienne. Combien peut peser cette femme ? Cent kilos ? Sans doute plus… Son visage n’est qu’un éclat de lumière. Ses vêtements, amples, chics et élégants lui donnent un charme qu’au départ on n’aurait pas imaginé. Elle sourit, elle est belle. Elle guette les mimiques, les commentaires que les peintures suscitent.
« Ce n’est pas moi qui peins » dit-elle modestement.
Non, mais c’est elle qui invite les artistes, qui agence, qui donne l’âme et le ton. Elle est la flamme dans l’âtre. Elle porte des bijoux qu’on devine choisis avec soin, une symphonie d’ocre et de rouge, des grosses perles à sa mesure, qui n’ont pas peur de s’afficher. Sur ses épaules, un châle aux reflets d’or.
Elle nous donne envie de nous attarder un peu. De parler d’art, puis de tout et de rien. Son regard nous retient. Son corps, dont nous souffrons sans doute un peu trop vite pour elle, son corps est un cadeau. Elle semble s’être glissée en lui comme dans une peau douce à aimer. Sa voix pétille, transmet et interroge, nous tire un rire dont nous sortons émues. Elle ajoute quelques mots. Elle semble avoir soif de nous connaître, éphémères que nous sommes dans cette après-midi d’été, parmi les touristes, qui entrent et qui sortent et dont les enfants parfois ne peuvent retenir, en la regardant, un « t’as vu maman, la dame », vite étouffé par un « chut », qu’elle feint avec délicatesse de ne pas entendre.
Elisabeth Saint-Michel
l
« Ce n’est pas moi qui peins » dit-elle modestement.
Non, mais c’est elle qui invite les artistes, qui agence, qui donne l’âme et le ton. Elle est la flamme dans l’âtre. Elle porte des bijoux qu’on devine choisis avec soin, une symphonie d’ocre et de rouge, des grosses perles à sa mesure, qui n’ont pas peur de s’afficher. Sur ses épaules, un châle aux reflets d’or.
Elle nous donne envie de nous attarder un peu. De parler d’art, puis de tout et de rien. Son regard nous retient. Son corps, dont nous souffrons sans doute un peu trop vite pour elle, son corps est un cadeau. Elle semble s’être glissée en lui comme dans une peau douce à aimer. Sa voix pétille, transmet et interroge, nous tire un rire dont nous sortons émues. Elle ajoute quelques mots. Elle semble avoir soif de nous connaître, éphémères que nous sommes dans cette après-midi d’été, parmi les touristes, qui entrent et qui sortent et dont les enfants parfois ne peuvent retenir, en la regardant, un « t’as vu maman, la dame », vite étouffé par un « chut », qu’elle feint avec délicatesse de ne pas entendre.
Elisabeth Saint-Michel
l
Elle nous donne envie de nous attarder un peu. De parler d’art, puis de tout et de rien. Son regard nous retient. Son corps, dont nous souffrons sans doute un peu trop vite pour elle, son corps est un cadeau. Elle semble s’être glissée en lui comme dans une peau douce à aimer. Sa voix pétille, transmet et interroge, nous tire un rire dont nous sortons émues. Elle ajoute quelques mots. Elle semble avoir soif de nous connaître, éphémères que nous sommes dans cette après-midi d’été, parmi les touristes, qui entrent et qui sortent et dont les enfants parfois ne peuvent retenir, en la regardant, un « t’as vu maman, la dame », vite étouffé par un « chut », qu’elle feint avec délicatesse de ne pas entendre.
Elisabeth Saint-Michel
l
la surprise du jour
Un texte de Norma Jeane - Mortensen "Marilyne Monroe"
Poème à Bill Burnside
J'ai pu t'aimer avant
Et même le dire
Mais tu es parti
Loin, très loin.
Quand tu es revenu, il était trop tard,
L'amour était un mot oublié.
T'en souviens-tu ?

